Opus 27, - Nocturne 1 & 2
(Piano Pleyel 1836)
Les deux Nocturnes opus 27 (1833 – 1836) sont ceux d’un artiste déjà adulé, ami de Bellini, de Berlioz, de Liszt…
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Le Nocturne n°1, en ut dièse mineur, reprend la forme ‘Lied’. Une phrase rêveuse hésite entre mineur et majeur. Sa seconde occurrence provoque l’arrivée du passage central, où tente de s’affirmer, par une réitération de cadences, le mode mineur. C’est pourtant le majeur qui l’emporte dans une jubilation martiale. Puis revient la première partie qui s’achève dans un grand ralenti.
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Le Nocturne n°2, en ré bémol majeur, voit se succéder deux thèmes (ré bémol majeur et si bémol mineur). Ceux-ci reviendront à deux reprises, délimités par des sections plus énergiques. Une grande coda achèvera cette rêverie dans la douceur: l’objet de cette dernière est-il déjà Marie Wodzinska dont Chopin est tombé amoureux?